CAMPAGNE DE SENSIBILISATION CONJOINTE PAMUSAB/ SEP/CNPS

Le Secrétariat Exécutif Permanent de la Commission Nationale de Protection Sociale en partenariat SEP/CNPS  avec la Plateforme des Acteurs des Mutuelles de Santé PAMUSAB  ont animé conjointement, des ateliers de sensibilisation  régionaux du 24 au 25  Mai 2018 à l’intention des  représentants  des organisations de l’Economie Sociale et Solidaire.

 

Le SEP/CNPS  a notamment  dans ses attributions, la protection sociale  au Burundi dans toute sa dimension. Les deux institutions ont en commun la promotion de la prévoyance  sociale   en santé.

Dans  le  cadre de renforcement de leur partenariat, ces deux organes   ont animé  deux ateliers régionaux de sensibilisation respectivement dans les régions de l’Ouest et du Centre du pays aux chefs-lieux des provinces de Mwaro et de Gitega.  Les  ateliers ont été animés par  la Directrice du SEP/CNPS  et le Président de la PAMUSAB. En date du 24 mai, le premier atelier a réuni les  représentants  des provinces de Bujumbura, Muramvya et Mwaro pour la région Ouest. Tandis que pour  la région Centre, l’atelier de sensibilisation à l’endroit des représentants   des organisations de l’Economie Sociale et Solidaire des provinces de Karusi et Gitega  a eu lieu, le 25 mai 2018 à l’hôtel Bethel de Gitega.

La PAMUSAB  était représenté par  son président Charles Nahimana,les membres du   Secrétariat Exécutif et  les représentants  des  acteurs accompagnateurs des Mutuelles de santé membres de la PAMUSAB sans oublier les représentants des mutuelistes. Au cours de ces deux ateliers, les mots d’accueils revenaient naturellement aux gouverneurs des provinces et  la directrice chargée  de  Suivi-Evaluation  des Mutuelles de santé qui a représenté le SEP/CNPS qui  ont ouvert conjointement les travaux de ces séances.  Quant aux   présentations, elles étaient animés conjointement  par la directrice et le Président de la PAMUSAB.

Pour la première présentatrice, elle a souligné ce que c’est la protection sociale qui vient comme un parapluie pour protéger la population contre les risques sociaux, en soulignant que le Burundi tient à ce que toute la population puisse accéder à la couverture santé.  C’est dans cette optique qu’elle a fait savoir ce qui est en train d’être fait par le gouvernement comme ces sensibilisations invitant la population à adhérer dans les Mutuelles de santé communautaires et dans  d’autres mécanismes de protection sociale connus  au Burundi. Pour arriver à cet objectif, elle a souligné   que ces organisations ont un grand rôle à  jouer dans ce processus, surtout en collaborant avec d’autres organisations existant sur terrain en matière de prévoyance santé à l’exemple de la PAMUSAB. C’était  précieuse occasion pour cette responsable de présenter la PAMUSAB, et d’autres organisations du même secteur. En rapport avec l’affiliation de population aux Mutuelles de santé, c’est le Président de la PAMUSAB qui a exposé sur l’histoire de la protection sociale, son expansion dans le monde en général et au Burundi en particulier. Toujours dans son discours, le Président de  la PAMUSAB a précisé que la naissance des Mutuelles de santé au Burundi est plus vielle que l’indépendance de notre pays car datant de 1958. Cependant, son évolution n’a pas  été toujours favorable pour toutes les couches de la population burundaise, au départ ne concernant  qu’une petite catégorie des fonctionnaires de l’Etat  et  qu’il a  fallu attendre les années 1980, 1990 pour qu’elles voient le jour  les Mutuelles de santé pour les non fonctionnaire.  Toutefois, il a souligné qu’il y a encore des choses à faire pour que toute la population du secteur informel et rural puisse accéder à une protection sociale complète,  la seule solution étant de rendre l’assurance maladie obligatoire. En attendant, les participants à cette assemblée  ont été appelés à  aider dans la sensibilisation auprès des communautés afin de leur faire comprendre le bien-fondé de la prévoyance pour la protection sociale.

Pour y arriver les organisations de l’Economie Sociale et Solidaire  sont appelés  à tirer le meilleur de leur potentiel personnel  et des opportunités de leur environnement comme le renforcement mutuel ou l’articulation des programmes de croissance avec ceux de la protection sociale.

 

Après les échanges, il a été constaté que la population reste encore ignorante de l’existence des programmes de protection sociale et son  contenu pour certains. En conclusion, les  participants se sont engagés à  sensibiliser le reste de la population proche de leur environnement respectif, comme cela est indiqué dans  les déclarations de certains leaders  chefs religieux, administratifs et communautaires qui invitent à multiplier, beaucoup des séances d’explication du programme de protection sociale au niveau communautaire pour plus d’impact.

Dans leur engament, les participants  ont accepté d’aller faire une sensibilisation commune en faveur des adhésions au programme de protection en santé en faveur d’une population saine pour un développement durable intégral.

 

 

                                                                                                                                                        Rapporteur

SAYUMWE Robert Gilbert