PROJET MERANKABANDI: LANCEMENT OFFICIEL DU PROJET D’APPUI AUX FILETS SOCIAUX

Organisé, sous le Haut Patronage de Son Excellence Monsieur le Président de la République du Burundi et Président de la Commission Nationale de Protection Sociale, la  PAMUSAB a participé le 07 août2018, aux cérémonies marquant le  lancement officiel du projet  d’appui aux filets sociaux «  MERANKABANDI» en commune Ruyigi de la province de  Ruyigi, à l’Est du Burundi.

Plusieurs personnalités avaient répondu   à cette invitation, dont  plusieurs ministres du gouvernement, les représentants des Institutions internationales, les représentants  de l’administration  à la base et autres acteurs sociaux.  Il s’agissait  des invités de marque comme les ministres de la Défense nationale, de l’Agriculture, l’Elevage et l’Environnement, de l’Intérieur, de la formation patriotique et du Développement Local et celui des Droits de la Personne Humaine, des Affaires Sociales et du Genre, les Représentants de la Banque Mondiale,  de l’UNICEF, du HCR au Burundi, les gouverneurs des provinces dans lesquelles le projet est implanté c’est-à-dire Ruyigi, Gitega, Kirundo et Karusi. D’autres partenaires sociaux étaient aussi présents sans oublier les bénéficiaires du projet en provenance des 4 communes pilotes  de Ruyigi.   Dans cette province qui a eu l’honneur d’accueillir ces cérémonies, 12 000  familles vulnérables seront assistés durant 30 mois du projet. Les cérémonies ont été agrémentées par des chants et danses folkloriques conformément à la culture burundaise sans oublier les célèbres  tambours sacrés.

Dans les discours prononcés respectivement par le Gouverneur de la province de Ruyigi, le Représentant de la Banque Mondiale, le Ministre du Tutelle et  Son Excellence le Président de la République du Burundi, tous sont revenus sur l’objectif et le bien-fondé de ce projet initié par le gouvernement du Burundi conçu pour la lutte contre la pauvreté en faveur de la population burundaise en signe de solidarité avec les personnes vulnérables qui a toujours caractérisé les barundi.

Le Ministre  des Droits de la Personne Humaine, des Affaires Sociales et du Genre, Monsieur     Martin Nivyabandi, a affirmé  que ce programme  a été financé au-delà des prévisions,  grâce  au dynamisme  de l’équipe  qui travaillait sur le projet. Le projet compte effectuer des transferts  monétaires à 48 000 ménages dans  16 communes pilotes choisies dans ces 4 provinces ci-haut citées pendant 30 mois pour un financement d’un montant de 40 000 dollars. Pour être éligible comme   bénéficiaire de  ce projet, il faut être une femme issue d’un ménage vulnérable et avoir au moins un enfant de 0 à 12 ans. Les fruits de ce programme commencent à se faire sentir au sein de la population car les bénéficiaires s’organisent en petites associations d’entraide. Ils s’achètent à tour de rôle des chèvres et d’autre bien familiaux, indiquant ainsi ce n’est pas  ce ne sont pas  les grosses sommes qu’on peut  réaliser des exploits, mais la façon dont on peut gérer  l’argent. Donc, c’est ce que ces bénéficiaires sont en train de faire   en provenance des  petites sommes reçues. Mais  le projet compte accompagner ce programme par d’autres activités telles que  la scolarisation, la nutrition et la planification familiale.

Il faut rappeler que le Projet vient en aide aux ménages vulnérables par transfert monétaire, à raison de 20 000 FBu le mois  en collaboration avec  LEO –ECONET   à travers  ses  services ECO -CASH. C’est à-dire que chaque bénéficiaire a un téléphone portable grâce auquel il peut recevoir cette somme en toute sécurité. Pour ce choix, le représentant de la Banque Mondiale a souligné que  c’est la meilleure façon de garantir la crédibilité du programme et de son évaluation facile dans la traçabilité des fonds.

Dans son discours, Son Excellence le Président de la République du Burundi a précisé que ce programme s’inscrit  dans la politique du gouvernement de protection sociale,  de venir en aide  aux plus pauvres en complément à d’autres mesures déjà prises comme la gratuite de la scolarité  pour les élèves du primaire, la mesure de  gratuité des soins pour les enfants de moins de 5ans et la maternité  etc… Il a prodigué des conseils aux bénéficiaires d’utiliser ces fonds à bon escient. Il a aussi invité  d’autres partenaires à emboîter le pas de la Banque Mondiale dans cet engagement au développement communautaire dans la  lutte contre la pauvreté. Ainsi, il a fait signe aux chargés  de la  coordination des activités des organisations sur terrain de veiller à ceux qu’ils fassent respecter leurs engagements comme prévu dans les clauses de leurs activités. Il a terminé son discours, en invitant tous ceux qui ont des moyens de manifester sans cesse leur solidarité et leur  fraternité en direction des plus pauvres, pour pérenniser les valeurs de     la société traditionnelle  burundaise.

                                                                                                                                       Robert Gilbert SAYUMWE